Yannayer

Publié le 12 Janvier 2011

 

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Bonjour à tous;

Yennayer est  le premier mois de l’année dans le calendrier amazigh. Amenzou n’yennayer, le jour de l’an amazigh coïncide avec le 12 janvier du calendrier grégorien,devenu universel. À l’instar des autres civilisations dans le Monde (Russe, chinoise, irlandaise, arabe etc.), les Imazighen avaient donc leur propre calendrier bien ancien, basé à la fois sur les changements de saisons et les différents cycles de la végétation qui déterminent les moments cruciaux à l’agriculture, et sur les positionnements des astres comme la lune et le soleil. À l’Arrivée des Romains, un autre calendrier (le calendrier Julien), allait se substituer au calendrier autochtone, qui ne répondait plus aux nouvelles saisons nées des innovations agricoles.

L’avènement de Yennayer de l’an 951 avant Jesus-Christ du calendrier grégorien correspond à un événement politique de portée incommensurable pour les Imazighen. Nombreux dans les différentes armées des Pharaons, les Imazighen allaient peu à peu s’affirmer et influencer les Rois Pharaons. C’est ainsi qu’ils réussirent à arracher leur droit à observer leur propres rites comme les cultes funéraires, pratique spirituelle d’importance capitale à l’époque. Il en fut une qui ne pouvait passer inaperçue, le rite funéraire organisé à la mort de Namart, père de Sheshanq I qui allait bientôt être le fondateur de la XXIIème dynastie pharaonique.

En effet, en l’an 950 Av.J., à la mort du Pharaon Psoussenes II, un Amazigh répondant au nom de Sheshnaq accède au statut de Pharaon d’Egypte en soumetant tout le Delta du Nil, ainsi que la grande prêtrise égyptienne sous son autorité, et fonda sa capitale à Bubastis. Auparavant, Chechanq I régnait sur un territoire allant de la partie orientale de la Libye actuelle jusqu’au delta du Nil. il régna sur l’Egypte en tant que Pharaon de 950 jusqu’à 929 av. J.-C.

Soussieux de respecter la tradition pharaonique, son fils épousa la princesse Makara, fille du défunt Pssossenes II. En commémorant cet événement, Yennayer devient également le symbole des retrouvailles entre les Imazighen et leur histoire plusieurs fois millénaire, de laquelle ils ont été injustement spoliés depuis maintenant deux millénaires.
 Pour les Imazighen, Yennayer est d’abord une porte qui s’ouvre sur le nouvel an et appelée ’tabburt useggwass’ (la porte de l’année). Sa célébration s’explique par l’importance accordée aux rites et aux superstitions de l’époque dont certaines subsistent encore de nos jours. La période en question attire particuliérement l’attention car la saison correspond à l’approche de la rupture des provisions gardées pour l’hiver. Il convient donc de renouveller ses forces spirituelles en faisant appel aux rites. À cette époque de l’année, le rite doit symboliser la richesse. Ainsi, pour que la nouvelle année entamée soit plus fructifiante et la terre plus fertile, il convient de se purifier et de nettoyer les lieux. On obéit également aux lois rituelles tel que le sacrifice d’un animal (Asfel) sur le seuil de l’année, comme on le fait encore de nos jours sur les fondations d’une nouvelle batisse. Le rituel asfel symbolise l’expulsion des forces et des esprits maléfiques pour faire place aux esprits bénéfiques qui vont nous soutenir l’année durant. Si les moyens le permettent, seront sacrifiés autant de bêtes qu’il y a de membres de famille. La tradition a retenu le sacrifice d’un coq par homme, une poule par femme et les deux ensemble pour les femmes enceintes afin de ne pas oublier le futur bébé. A défaut de viande, chaque membre de famille sera représenté par un oeuf surmontant une couronne de pâtes.

Le dîner ce jour là sera servi tard et se doit d’être copieux, ce qui aux yeux des Imazighens augurera une année abondante. La viande de l’animal sacrifié y sera servie conformément au rite. Certains ne peuvant se permettre un tel sacrifice, servent de la viande sèche, comme acedluh, gardée pour de pareilles occasions : un Yennayer sans la viande fût-elle sèche n’en était pas un ! Lors du dîner, une cérémonie est prononcée afin de préserver les absents et de faire que l’année soit bonne. Les absents ne seront pas les oubliés du repas : des cuillères disposées par la mère symbolisent leur présence et une proportion symbolique leur sera laissée dans le palat collectif, sensé rassembler toutes les forces de la famille.

Après le repas il convient de vérifier si tout le monde a mangé à sa fin. C’est la maîtresse des lieux internes (la grand-mère ou la mère) qui pose la question aux enfants pour savoir s’ils ont mangé à leur faim : la réponse est necca neswa (oui nous avons mangé et sommes rassasiés). La maîtresse des lieux n’oublie pas non plus les proches ou les voisins, lesquelles lui rendent également des aliments différents : il n’est pas de coutûme de laisser balader des ustensils vides le jour de laâwacher (jour béni).

La fête garde de sa saveur pendant les quelques jours qui suivent l’événement. Les nouveaux ustensils rangés après la dernière célébration vont redescendre de tareffit (étagère), on prépare lesfenj (des beignets), tighrifin (crêpes), et tout autre plats et gateaux rappelant une saveur rare fût-elle importée. Seront également au rendez-vous les fruits secs amassés ou achetés le reste de l’année, figues sèches, amandes, noisettes, dattes, etc.

A Alger,les commerces,presentent le fameux treize(un melange de 13 differents fruits secs ,chocolat et bonbons)pour les citadins heureux de festoyer cet evenement ancestral appeleé Laâdjouza ou ras el aâm.

La commémoration est donc à la même date avec des pratiques différentes d’une région, d’un pays à l’autre, selon les traditions et le mode de vie spécifiques. Une manière comme une autre de transmettre nos us et coutumes et de ne pas oublier nos racines.

 

Pour cette occasion j'ai prépare Maquaroune Laâma qui est un plat traditionnel préparé par les algerois et les blidéens  ,je vous mettrai la recette procahainement  ,et biensur un panier de fruits sec que j'offre à toute ma familles et mes amis                           

 

 

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Amicalement,
Nibele
 

 

 

Rédigé par nibele

Publié dans #papotage

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nesyla 14/01/2011 16:57


asseguess ameguess, comme on dit en amazigh. merci pour les voyages historiques que tu partages avec nous lors de chaque occasion. je les lis avec beaucoup d'émotion car je découvre à chaque fois
quelque chose nouveau avec toi. merci de prendre la peine et de rédiger tt ça.
mais encore merci pour la découverte de ce plat, dont j'attends la recette avec impatience car je ne connais pas, malgré que je suis née et j'ai grandi à Alger et vécu 10 ans à Blida!!!
bisous


nibele 15/01/2011 00:23



tout le plaisir est pour moi,en plus j'apprend tout autant que toi,et pour maquaroune laâma est tres ancien que nos garnd mere preparaient au ramadhan pour shour,je te promat de le mettre
prochainement inchallah tu vas surement aimer,


grosse bises et à bientot bent bladi je suis comma toi née à alger,mariée à blida et là je decouvre une autre culture et une autre gastronomie en belgique d'ou le nom de mon blog!!!


@+



sarvenazian 13/01/2011 08:16


salam nibelle,

mon prénom est irano-turc, turc azari, c'est-à-dire de l'azarbaidjan Mais je suis brune mais il y a beaucoup d'azaris blonds aux yeux verts ou bleus

bonne journée.
ps : si tu es marocaine et que tu connais oumtallal embrasse de ma part. merci


meriem 13/01/2011 01:56


Merci Nibèle pour ces deux belles citations...je t'apprends que je suis une colletionneuse de tous les proverbes et citations. On en apprend tellement de ce que les anciens savaient résumer en une
phrase tellemnt de choses avec beaucoup de bon sens. ça m'épatera toujours. Et puis dans tout ça, j'ai oublié de te dire "bonne annéé!!. A bientôt. Bises.


nibele 13/01/2011 08:38



ehh oui meriem comme on dit


je te souhaite une belle journée et à tres bientot


bisous!!!



Soulef amour de cuisine 12/01/2011 23:07


bonne annee ma chere


ratiba 12/01/2011 22:35


wawwwww datk etras ma soeur a mis sa petite fille dans la sahfa et on a jeter tout les bonbon sur elle n c'est trop beau nos traditions , bon yanayer ma chere bisous